Je m’appelle Larizza Olivier
Victor Edmond. Si l’on prend les initiales, cela donne LOVE. Nous voilà
bien
avancés...
Je suis né le 30 mars 1975 ou
1976 (selon les éditeurs) à Thionville dans une famille d’origine
italienne,
sauf mon grand-père maternel qui est hongrois. Sachez toutefois que
j’ai
éternellement 25 ans plus X années (vous ferez le calcul) d’expérience.
Je suis bélier. À 22 ans
j’effectuais mon deuxième long séjour en Floride (Fort Lauderdale). Une
série
de péripéties me firent atterrir chez une coiffeuse un peu loufoque,
âgée de 47
ans et versée dans l’occulte. Me tirant mon tarot, elle constata que
j’avais
« une lune dans mon scorpion », ce qui la persuada qu’elle
pouvait
abuser de moi. Ce qu’elle fit... Je suis donc bélier avec une lune dans
mon
scorpion, cela a son importance. Je m’entends à merveille avec les
autres
béliers, les sagittaires et les scorpions dans la lune...
Je ne m’étends pas sur mon
enfance, j’en ai tiré des fulgurances que j’ai rassemblées dans un
livre, Couleur
mirabelle (Orizons, Paris, 2011).
À l’adolescence, j’usais mes
heures sur les playgrounds de basket —
bien que
n’étant pas un géant : je mesure 1m80.
Après une scolarité au lycée
privé catholique Saint-Pierre Chanel (Thionville) où j’ai eu d’excellents
professeurs et dont
le directeur des études proposa que l’on installât une plaque dorée
dans la
salle des profs avec mon nom et ma moyenne gravés dessus, j’avais
besoin de
prendre des vacances. Je suis donc parti faire une fac d’anglais à
Strasbourg.
En deuxième année, las des
soirées étudiantes et désireux de commencer un nouveau chapitre de mon
roman
d’apprentissage, je prenais mon premier billet d’avion pour la Floride.
J’avais
20 ans. Direction Jacksonville où, entre autres aventures, je me suis
retrouvé
l’égérie d’une campagne de publicité (affiches dans la ville,
brochures) pour
une compagnie de téléphone locale. Elle a fermé depuis, pas à cause de
moi
j’espère.
À l’université de Strasbourg, des
professeurs passionnants, en particulier la regrettée Claude
Lacassagne, qui
dirigera ensuite ma thèse de doctorat, contribuent à me donner le goût
du
livre, de la littérature. Je passe les concours de recrutement,
commence à
enseigner en lycée (1998-2000) puis à la fac de Strasbourg (2000-2003).
Mon
premier bouquin, Les Nénuphars de Belgrade, sort en 1999. Roman
sur la
guerre du Kosovo, il est traduit en serbe, adapté au théâtre à
Belgrade, au
point que le quotidien national Danas
en fait
un symbole de résistance occidentale contre les bombardements
américains.
Je voyage alors beaucoup, surtout
en Europe (Espagne, Angleterre, République tchèque, Danemark, Turquie,
Malte
deux fois, j’y aimais l’ambiance auberge espagnole de la résidence
universitaire...) On me demande souvent ce qui m’a amené en Martinique,
où je
prends un poste de maître de conférences en littérature anglaise en
septembre
2003. Ha ha ? Si j’écris des livres,
ce n’est
pas pour dévoiler tous mes secrets sur un site ! La Martinique a
eu une
influence déterminante sur mon inspiration (24 Contes des Antilles,
Ti-Jean et le festin du roi, La Source
miraculeuse et autres contes
des Caraïbes...). Je partage aujourd’hui ma vie entre deux lieux,
deux
cultures, deux métiers... jusqu’à ce que je me fixe, un jour.
L’intensité de
cet entre-deux pas toujours évident a dicté toute ma poésie, qui est
encore
essentiellement inédite.
En 2005 je prends une première
mise en disponibilité (année sabbatique) pour fonder, avec un copain
journaliste et la responsable d’une maison de production audiovisuelle,
une
société d’éditions, basée dans la capitale alsacienne. Une expérience
très
enrichissante... On y publia en 2006, profitant du grand départ du Tour
de
France à Strasbourg, mon second opuscule sur le sujet, Le Tour de
France
dans tous ses états ! (après On n’est amoureux qu’à
bicyclette
en 2002). La maison existe toujours, mais j’en suis sorti en tant
qu’actionnaire en janvier 2007, quelques mois après avoir réintégré mon
poste à
la fac.
Je
reviens régulièrement au
silence de l’écriture, comme en 2008-2009, où la promotion du Choix
des âmes
me prit beaucoup (trop !) de temps. En 2009 est paru le texte que
je
préfère, Oscar le renard et l’impala de la savane. D’ordinaire
très
critique à l’égard de ce que je fais, ayant même renié certains de mes
livres,
je ne toucherai pas une virgule d’Oscar. Idem pour La
théorie de la
petite cloche.
Toujours la même année, j’ai accepté une commande
d’Actes
Sud junior (j’aime bien aussi travailler sur commande) : rédiger
une
biographie décalée d’un personnage historique, destinée à inaugurer une
nouvelle collection. J’ai choisi Léonard de Vinci. La petite bio pour
les
enfants paraît en février 2010, avec succès.
Un mois plus tard, fin mars, sort
aux éditions Orizons à Paris, La
Cathédrale,
un quasi-ovni littéraire tiré d’une histoire réelle stupéfiante, celle
de Justo Gallego,
octogénaire qui a
passé sa vie à bâtir une cathédrale dans la banlieue de Madrid. Pour ce
roman
qui sort des sentiers battus, il fallait un éditeur lui aussi
atypique :
Daniel Cohen, le directeur d’Orizons, avec
lequel j’ai
de vraies affinités intellectuelles. Nous avons plusieurs autres
projets
ensemble, comme un ouvrage collectif sur « Les écrivains &
l’argent ».
Le webmaster me dit que je dois
aussi parler de mon style. Difficile de s’auto-commenter. Disons que,
dans les
salons du livre, où je limite dorénavant mes interventions, certaines
femmes me
disent : « Vous avez un super style ! » Je ne sais
pas si
elles évoquent ma façon de m’habiller ou ma manière d’écrire. Les deux
j’espère, mon capitaine.
PS : bien entendu, cette modeste
notice biographique
n’est pas très représentative de mon super style. C’est du jeté-parlé.
Mon
style je le réserve pour mes livres, sinon je ne serais pas écrivain
mais
blogueur du dimanche. Ciao !
Voici
encore un petit florilège
de mes goûts et dégoûts.
J’aime :
- partir.
- revenir
là où je me sais attendu.
- le bon
vin et le chocolat.
- nager
dans la mer des Caraïbes pour éliminer le bon vin et le chocolat.
- mes
vrais amis, qui ne sont pas sur Facebook.
- qu’un
éditeur prenne son temps avec un texte et son auteur.
- savoir
que (presque) tout est encore possible.
- faire
en sorte que (presque) tout devienne possible.
- celles
et ceux qui vont au bout de leurs rêves.
- l’excellence
et la perfection.
- que
l’on donne le meilleur de soi-même.
- que
l’on avoue ses faiblesses. « Si on apprécie autrui pour ses
qualités, on l’aime pour ses faiblesses » (Oscar le renard).
- la
classe et l’élégance.
- la
subtilité et la finesse, le charme plus que la beauté.
- le
mystère plus que l’explication.
- le
soleil noir de la mélancolie, parce qu’il m’inspire.
- les
farfelus, les originaux, les marginaux, ceux qui transforment notre
vision du monde. Ce à quoi doit servir, à mon avis, un écrivain.
- Le
Portrait de Dorian Gray, Le Vieil homme et la mer, Gatsby le Magnifique, Des
Souris et des hommes, Nabokov, Melmoth
l’errant de Charles Maturin, Soie de Barricco,
la poésie de Keats et de Jean-Paul Klée...
- Les
films de Woody Allen, John Travolta dans Volte-face, Forrest
Gump, Rain Man...
- danser
jusqu’à l’oubli.
- danser
avec une femme jusqu’à l’oubli.
- faire
cours si c’est pas trop tôt le matin.
- faire
plein d’autres choses que faire cours.
- serrer
une femme contre mon blouson de cuir sous la pluie.
- avoir
plusieurs vies en une.
Je n’aime
pas (ou
plus) :
- le
foot.
- la
neige et sortir dans le froid.
- qu’un
éditeur m’impose des corrections absurdes ou me rajoute des virgules
inutiles. Celui-là, d’ailleurs, je le quitte.
- qu’un
éditeur s’occupe d’un manuscrit à la dernière minute. « Rien de
grand ne se fait sans patience ni lenteur » (La Cathédrale).
- embrasser
une fille qui fume.
- faire
la queue. D’ailleurs je ne fais pas la queue.
- la
vulgarité, la médiocrité, la facilité.
- être
obligé de me lever tôt le matin.
- l’ « inquiétante
extase » que suscite Internet.
- la
télé-réalité.
- le
temps qui passe.